Irrintzina, le cri de la génération climat – Sandra Blondel & Pascal Hennequin, 2017

Affiche-Irrintzina-ARIEL

Irrintzina, le cri de la génération climat, Sandra Blondel, Pascal Hennequin, France, 2017, documentaire, 100 min.

1 – Auteurs

Sandra Blondel

Sandra Blondel est réalisatrice, chef-monteur et ingénieur du son. Elle a suivi des études de lettres à Paris III.

Pascal Hennequin

Pascal Hennequin est réalisateur, cadreur et directeur de la photographie. Il a travaillé durant 5 ans en tant qu’ingénieur dans l’organisation et les systèmes d’information.

Sandra Blondel et Pascal Hennequin travaillent en collaboration depuis leur premier projet de documentaire sur le commerce équitable (0,01 – Visages du commerce équitable, 2005) qui a aboutit au développement d’une association de production alternative leur permettant de produire et de distribuer leurs projets.

2 – Fiabilité de la source

Avant de réaliser des films, Pascal Hennequin a d’abord travaillé 5 ans en tant qu’ingénieur, au cœur du système capitaliste, dans l’organisation et les systèmes d’information. Il a notamment participé à la mise en place d’un nouveau système d’information permettant de relier les usines aux directions commerciales d’une grande marque française. Au début des années 2000, il rencontre Sandra Blondel qui finit ses études de lettres à Paris III et réalise déjà quelques documentaires avec des amis de fac. Motivé par cette rencontre et par son expérience dans la photographie depuis une dizaine d’années, Pascal se décide à entreprendre avec Sandra un premier projet de film sur le commerce équitable. Il quitte alors son travail pour partir tourner dans des coopératives de Madagascar, du Sri Lanka et du Pérou pendant neuf mois. A leur retour, ils montent ensemble une association de production alternative appelée Fokus 21 afin de poursuivre leur engagement.

Au moment de commencer le tournage d’Irrintzina, Pascal Hennequin et Sandra Blondel sont plus intéressés par la question de la réappropriation citoyenne de l’économie et les sujets des circuits-courts et des monnaies locales que par la question de l’urgence climatique et de l’effondrement écologique actuels qu’ils connaissent très mal. Le choix de monter un projet de documentaire sur la problématique du climat a donc d’abord été motivé par un intérêt pour les modes d’organisation et pour la stratégie de Bizi!, l’organisation basque à l’origine du mouvement Alternatiba présenté dans le film. C’est en janvier 2015, à l’occasion d’un séminaire des médias participatifs où ils sont conviés en tant que représentants de l’association de production Fokus 21, qu’ils rencontrent quelques militants du mouvement altermondialiste Bizi!, et notamment Jon Palais qui leur fait prendre conscience de la gravité et de l’urgence de la situation climatique en leur parlant de la fin de l’holocène. Les réalisateurs considèrent ce moment comme leur premier « Oh my god point » en ce qui concerne l’urgence climatique. Ils avouent qu’il correspond à la fin de leur aveuglement paradigmatique et que leur projet de documentaire devient ainsi pour eux d’autant plus légitime qu’il permet de diffuser les idées et les actions d’un mouvement citoyen pour le climat : Alternatiba.

3 – Résumé

Face au sentiment d’impuissance que provoque l’extrême gravité du dérèglement climatique, les militants du mouvement altermondialiste basque Bizi! se lancent le défi de construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et d’initier un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba. Le documentaire Irrintzina se veut être le témoignage des étapes du développement du mouvement Alternatiba et des actions mises en place contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent. L’objectif du film est de convaincre le spectateur qu’il est encore possible, collectivement, de lutter contre les responsables du dérèglement climatique en appuyant et en accélérant la mise en place d’alternatives. L’irrintzina est un cri ancestral que poussent les bergers basques afin de communiquer de collines en collines. On retrouve ainsi dans le choix du titre du film l’idée de la propagation du récit de cette mobilisation pour l’urgence climatique.résumé 1

Le documentaire est structuré selon la chronologie des événements et des actions qui ont permis l’émergence du mouvement. Tout commence à Bayonne, en 2013, lorsque les militants du mouvement altermondialiste Bizi! organisent le premier « village des alternatives ». Ce village consiste en une multitude de stands et d’activités présentant des alternatives possibles au système actuel en ce qui concerne de nombreux secteurs : habitat, transport, éducation, énergie et climat, agriculture et alimentation, économie… Des hommes et des femmes porteurs de solutions déjà éprouvées sont conviés à venir les présenter afin de sensibiliser les visiteurs curieux.

Résumé 2Suite à cet événement déclencheur s’organise le Tour Alternatiba qui consiste en un tour de France de 5600 kilomètres en vélo multiplaces de Bayonne à Paris. L’enjeu est de faire connaître le mouvement citoyen pour la planète en arpentant les routes et en s’arrêtant dans les villages des alternatives installés dans plusieurs villes. Ces étapes du parcours sont l’occasion pour les militants de présenter différentes alternatives au système actuel mais également de dénoncer ce qu’ils considèrent comme de fausses alternatives. C’est le cas du nucléaire par exemple.

Résumé 3

En parallèle de ces actions de sensibilisation ont également lieu des actions de désobéissance civile. En amont de la COP21, des militants de Bizi ! et d’ANV COP21 (Action Non-Violente COP21), sous-groupe interne d’Alternatiba formé à l’occasion, réquisitionnent des chaises dans différentes banques impliquées dans l’évasion fiscale. L’objectif de « ces faucheurs de chaises  » est de faire pression sur les banques en ne rendant les chaises que lorsque l’argent bloqué dans les paradis fiscaux sera rendu et utilisé pour la transition énergétique. Par la même occasion, cette action permet de dénoncer les banques qui soutiennent les multinationales des énergies fossiles.

Résumé 4

Les actions non-violentes se poursuivent au moment de la COP21. Deux semaines avant l’annonce du verdict de l’accord sur le climat, la mobilisation et les rassemblements pour la justice climatique tentent de s’intensifier en plein cœur de la capitale malgré un contexte post-attentats d’état d’urgence qui rend difficile leur acceptation par le gouvernement. Les membres d’ANV COP21 redoublent d’efforts pour organiser un village international des alternatives afin de sensibiliser et de pallier à ce qu’ils considèrent comme une censure du gouvernement vis-à-vis de leur mobilisation.

Résumé 5Le film s’achève sur une action nonviolente consistant à bloquer le sommet du pétrole offshore de Pau. Durant trois jours, les militants d’ANV COP21 perturbent le déroulement de l’événement grâce à des blocus et sont confrontés à l’autorité voire à la violence des forces de l’ordre. L’enjeu de l’action est de dénoncer le lobbying pétrolier.

4 – Contextualisation

Le film a été tourné dans l’urgence, de janvier 2015 à janvier 2017, dans le contexte de l’approche de la COP21. La date de sa sortie nationale n’a pas été choisie au hasard. Elle a été organisée le 8 novembre 2017, pendant la COP23, et à un mois de l’anniversaire de la COP21 qui avait eu lieu du 30 novembre au 12 décembre 2015.

Le documentaire a été réalisé en total auto-financement car il ne rentrait pas dans les cases de financement conventionnel type CNC. Un financement participatif a ainsi été organisé afin de récolter 47885 euros grâce à 1258 contributeurs. La réalisation du film a également été rendue possible grâce à la participation de 20 techniciens issus des médias alternatifs qui ont choisi de faire confiance à l’association de production Fokus 21. Cette dernière est présentée comme un média citoyen multisupports (film, photos, webdocumentaires) dont l’objectif est de cultiver un imaginaire post-capitaliste qui se veut optimiste tout en faisant face aux bouleversements à venir, l’enjeu étant de faire entendre la voix de celles et ceux qui portent des initiatives de transition et de faire valoir d’autres visions du monde et d’autres récits que ceux des médias dominants.

«  Il nous reste peu de temps pour éviter le chaos climatique. Il faut que le récit de cette mobilisation pour l’urgence climatique se propage afin que nous soyons de plus en plus nombreux à agir face au dérèglement climatique et ses causes.  », l’équipe du film

Ainsi, même si ce film est destiné au plus grand nombre de spectateurs et possède un visa d’exploitation tous publics, sa diffusion s’avère quelque peu limitée du fait de sa production et de sa distribution par un média alternatif. La difficulté à faire programmer le film dans les salles de cinéma est exprimée sur le site internet dédié au documentaire sur lequel un appel à la mobilisation est lancé : « Les exploitants de salles programmeront plus facilement le film si vous vous mobilisez avec nous pour le diffuser. ». Le film est diffusé sur demande selon les initiatives des personnes engagées ou intéressées, ce qui contribue, de ce fait, à cibler le public. Pour la plupart, les projections sont organisées dans des cinémas d’arts et d’essais ou dans des établissements portant un certain engagement envers les problématiques climatiques actuelles. Sur le site internet du film, un kit d’organisation de projection est mis à disposition des personnes intéressées et volontaires qui deviennent alors l’intermédiaire entre le programmateur de la salle de cinéma et les réalisateurs du documentaire afin d’aboutir à sa diffusion.Contextualisation 1

«  J’aimerais que ce film soit vu par tous, les écolos, les syndicalistes, qu’il aide à la convergence de ces luttes. Je ne vous cache pas qu’il est difficile d’exister dans le monde de l’industrie culturelle. Nous avons réussi à être diffusés en salle, le défi est maintenant d’y rester plus d’une semaine.  » , Sandra Blondel

Ce qui peut cependant paraître paradoxal est le fait qu’à ce film qui se veut ouvert à tous, car porteur d’une volonté de partager et de faire connaître une mobilisation grandissante pour le climat, est reproché un manque d’ouverture du fait de l’entre-soi notamment marqué par le choix du titre. En effet, celui-ci peut paraître restrictif car il est en basque et énonce l’existence d’une « génération climat » alors que le documentaire démontre bien que la mobilisation concerne tout le monde de part la diversité de générations présente au sein des militants du mouvement Alternatiba.

«  La mémoire est un enjeu politique. Des mouvements comme celui-ci, il en existe depuis les débuts de l’ère industrielle, mais leur histoire a généralement été écrasée par le capitalisme. Il y a enjeu à la raconter. » , Sandra Blondel.

Contextualisation 2Ce documentaire est un témoignage d’une actualité et d’une réalité méconnue voir insoupçonnée du grand public du fait de l’aveuglement paradigmatique et de la manipulation des médias et du système. La fin du film n’est pas une fin en soit. Elle ouvre sur la poursuite des actions du mouvement avec l’organisation du Tour Alternatiba en 2018. Ce documentaire ouvre les portes d’une aventure à laquelle le spectateur est invité à participer.

 

5 – Mots-clés

Holocène : Nom de l’ère géologique qui représente les 11 000 dernières années. Correspond à la dernière partie de l’ère quaternaire, période la plus récente dans l’échelle des temps géologiques. (Dictionnaire environnement : actu-environnement.com)

Anthropocène : terme relatif à la chronologie de la géologie proposé pour caractériser l’époque de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre. Ce terme a été popularisé à la fin du  xxe  siècle par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul Josef Crutzen,  prix Nobel de chimie en 1995, pour désigner une nouvelle  époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle, et succéderait ainsi à l’Holocène. L’Anthropocène serait donc la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu’elle est devenue une « force géologique » majeure capable de marquer la lithosphère. (Wikipédia)

Oh my god point  : Information tellement importante et choquante qu’elle en devient irrémédiablement bouleversante et remet en cause les acquis et réoriente l’opinion de la personne qui la prend en compte.

«Ce n’est pas un choc de la tête, c’est un choc du ventre et du cœur et après, plus rien n’est pareil.», Pablo Servigne (co-auteur de Comment tout peut s’effondrer)

«Un de ces moments qui basculent la conscience» , Sandra Blondel.

Aveuglement paradigmatique  : vision partielle, inconscience vis-à-vis de certaines problématiques du fait de la sectorisation des individus et de leurs modes de vie et de s’informer. Notion introduite par Edgar Morin (sociologue et philosophe)

«  Nous vivons isolés, hyper spécialisés dans des champs très spécifiques et avons  du mal à construire une vision globale. Le problème est systémique. » , Sandra Blondel.

Lobby/lobbying :

  • réseau de personnes créé pour promouvoir et défendre les intérêts privés d’un groupe donné en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou  institutions  publiques détentrices de pouvoir. (Wikipédia)
  • activité exercée par un lobby qui consiste « à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l’élaboration, l’application ou l’interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics. (Wikipédia)

6 – Analyse critique

Irrintzina est un film qui permet dans un premier temps de prendre conscience qu’une mobilisation grandissante autour de l’urgence climatique existe mais qui révèle ensuite les freins et la manipulation des médias et du système autour de ces questions. Le documentaire est structuré selon la chronologie des événements et des actions qui ont permis l’émergence du mouvement. Ainsi, la première moitié du film, présentant les différentes actions mises en places afin de sensibiliser le public vis-à-vis des alternatives possibles au système et d’intensifier la mobilisation, est teintée d’un dynamisme et d’un optimisme qui se transforment par la suite en une force d’opposition et de désobéissance face aux freins imposés par le gouvernement et les lobbies. En effet, alors que les premières scènes décrivent le mouvement citoyen pour la planète Alternatiba comme une grande famille ouverte à toutes les personnes porteuses d’initiatives ou qui partageraient simplement les mêmes valeurs et l’envie de s’impliquer dans cette cause, les dernières scènes, témoins d’un engagement beaucoup plus virulent, présentent un entre-soi de militants impliqués de longue date, preuve que le succès des actions est le fruit d’un investissement personnel conséquent. Ainsi, ce basculement d’une lutte « pour défendre une cause » en une lutte « contre les responsables » peut participer à ramener une distance entre le spectateur et le mouvement alors que l’enjeu principal du documentaire est de faire prendre conscience au plus grand nombre qu’une mobilisation pour l’urgence climatique existe et qu’elle est accessible à tous.

Cependant, c’est justement en montrant tous les aspects et les rouages de cette mobilisation que le documentaire permet de faire prendre conscience que la question du climat rejoint des enjeux politiques, recoupe des préoccupations sociales et concerne, in fine, la conception que l’on se fait de l’existence et du vivre-ensemble. Alors qu’un film trop optimiste aurait fourni une vision utopiste de cette lutte pour l’urgence climatique, ce documentaire est imprégné des difficultés et des freins imposés par le système sans qu’ils soient pour autant présentés comme une fatalité mais plutôt comme les opportunités de mener un combat sur plusieurs fronts. Ces obstacles participent à dynamiser le récit et à ramener à la portée des militants des moyens d’agir localement pour une lutte beaucoup plus globale. La mise en action présentée à travers des solutions concrètes et simples à mettre en application collectivement donne de l’espoir quant à la possibilité de faire changer les choses. Le spectateur découvre l’organisation du mouvement, partage les réussites et les difficultés des militants et s’introduit au cœur d’une mobilisation méconnue du grand public car très peu médiatisée. Un autre enjeu du documentaire est d’ailleurs de permettre aux spectateurs de prendre conscience de leur aveuglement paradigmatique. Pour ce faire, les réalisateurs dénoncent au fil du documentaire la manipulation des médias, du gouvernement et des lobbies afin de générer un « Oh my god point » chez le spectateur. Parce que le public qui choisit de visionner ce film est forcément intéressé de près ou de loin et conscient de l’urgence de la situation climatique, il peut cependant ne pas être totalement conscient de l’ampleur des freins employés à l’encontre de la mobilisation pour la transition énergétique. Ainsi, ce documentaire est plutôt efficace dans le sens où le spectateur ressort de la séance en étant plus à même de remettre en question les informations données par les médias dominants et avec l’envie d’y trouver des alternatives.

On peut dire que ce documentaire combine l’optimisme puisé dans la force des initiatives citoyennes et des alternatives proposées dans le film Demain avec l’audace de la famille de Merci Patron! pour contrer les multinationales de la finance et des énergies fossiles.

7 – Mise en parallèle

Ce documentaire démontre que les questions climatiques et environnementales sont intimement liées aux préoccupations sociales et aux enjeux politiques et pose par conséquent la question de l’engagement. Le réalisateur Pascal Hennequin a été ingénieur au cœur du système capitaliste avant de quitter son travail pour monter une association de production alternative et réaliser des films engagés. Cela veut-il dire qu’il est impossible de s’engager en tant que professionnel si le domaine dans lequel on travaille ne va pas dans le sens de nos convictions ? N’existe-t-il pas des alternatives afin de trouver une place pour l’engagement dans la pratique de son activité professionnelle ? L’architecture et la construction sont des secteurs influencés par les lobbies des matériaux tels que le béton. Pourtant, il en va du rôle de l’architecte et de l’ingénieur de défendre l’utilisation d’autres matériaux et procédés innovants ou inspirés des bonnes pratiques du passé afin de construire et penser les bâtiments et la ville autrement que par le systématisme et le rendement des constructeurs faisant fit du contexte et des problématiques locales.

Au travers des différentes actions mises en place pour sensibiliser le public aux alternatives possibles au système actuel, le documentaire met aussi en exergue la question de la communication et de la représentation de la problématique de l’urgence climatique au cœur de la ville. L’architecte a pour rôle de sensibiliser les maîtres d’ouvrage à de nouvelles méthodes plus performantes pour construire, que ce soit au niveau du choix des matériaux ou de la conception. Un des enjeux des secteurs de l’architecture et de la construction aujourd’hui est de faire évoluer l’image des matériaux biosourcés souvent perçus comme archaïques et de faire valoir une conception bioclimatique et une territorialisation des solutions. Se pose ainsi la question de la manière dont les acteurs de ces secteurs doivent communiquer et convaincre face à des procédés bien plus qu’éprouvés et très compétitifs. A l’image des «  villages des alternatives » mis en place par Alternatiba afin de sensibiliser à de nouveaux comportements et à de nouvelles manières de produire et de construire, l’architecte a aussi un rôle à jouer dans l’organisation d’expositions et de présentations de prototypes ou de réalisations qui sont autant de preuves qui permettent de faire valoir les alternatives auprès de la maîtrise d’ouvrage.

Enfin, le documentaire met l’accent sur la question de l’aveuglement paradigmatique. Est-il possible de construire une vision plus globale à l’heure de l’hyper sectorisation des métiers et des modes de vie ? Que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la vie professionnelle, un effort doit être fait sur la manière de s’informer, de se comporter et de penser les actions et les projets dans leur globalité afin d’éviter les effets rebonds et les effets de bord…

8 – Références associées

« Avec ce film, nous combinons la force des alternatives montrées dans le film Demain et l’audace des Klur de Merci Patron! pour contrer les multinationales de la finance et des énergies fossiles. », l’équipe du film Irrintzina.

  • Demain, Cyril Dion, Mélanie Laurent, France, 2015, documentaire, 118 min.
  • Merci Patron !, François Ruffin, France, 2016, documentaire, 84 min.
  • SERVIGNE, Pablo et STEVENS, Raphaël. Comment tout peut s’effondrer. Editions du Seuil. Collection Anthropocène, 2015, 301 p.

 

Par Valentine AGUIAR, le 17/04/2018

 

 

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