Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi – Thierry SALOMON, Marc JEDLICZKA, 2013

Oeuvre étudiée

Thierry SALOMON, Marc JEDLICZKA, Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi, 2013, Actes Sud, 112p.

Présentation des auteurs

Cet ouvrage st une publication de l’association Négawatt. Celle-ci a pour objectif de proposer des solutions pour assurer la transition écologique, tout en sensibilisant le grand public à la nécessité de changer notre mode actuel de production d’énergie. L’association Négawatt a été créée en 2001 et compte aujourd’hui plus de 1000 membres en France, pratiquant des métiers assez variés dans le domaine de l’énergie : des ingénieurs, des architectes, mais aussi des juristes ou des économistes/

Les auteurs de ce livre, Thierry Salomon et Marc Jedliczka, font tous deux partie de l’association Négawatt. Ils en sont respectivement vice-président et porte-parole. Thierry Salomon est ingénieur électricien de formation (diplomé des Arts et métiers de Lyon). Il dirige de 1978 à 2005 l’association Gefosat qui promeut les énergies renouvelables. Avec IZUBA Energie qu’il fonde en 2001, il réalise de nombreuses études sur l’optimisation énergétique, notamment sur la conception et l’impact de bâtiments et de quartiers. Il est également président de l’association Négawatt entre 2003 et 2014. Marc Jedliczka, quant à lui, est fondateur et responsable stratégie d’HESPUL, une association spécialisée dans la filière des centrales photovoltaïques raccordées au réseau. Il est également vice-président du CLER, réseau pour la transition énergétique qui lutte pour la protection de l’environnement. Enfin, il est responsable associatif au niveau européen et a été conseiller régional de la Région Rhône-Alpes.

Fiabilité de la source

Ce sont donc deux experts du domaine de l’énergétique qui ont écrit cet ouvrage. Si l’un a une formation plus technique et l’autre plus décisionnelle, ils ont tous les deux travaillé toute leur vie dans ce milieu. Depuis qu’il a été diplômé ingénieur, Thierry Salomon a toujours lutté pour promouvoir les énergies renouvelables, en créant plusieurs associations ou fondations. Il a aussi écrit plusieurs livres, parmi lesquels on retrouve la première publication de l’association Négawatt en 2012, le Manifeste Négawatt : réussir la transition énergétique, réédité en 2015, mais également La Maison des négawatts, en 1999 en collaboration avec Stéphane Bedel, Fraîcheur sans clim’ en 2004, ou encore Du torrent au courant, des barrages et des hommes en Savoie, en 2011. Plus récemment, on l’a aussi vu intervenir dans le film Demain, réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent en 2015, où il fait partie des nombreux experts interviewés.

C’est dans le cadre de la démarche de sensibilisation auprès du grand public de l’association que l’ouvrage Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi a été publié. Il fait suite au premier manifeste édité en 2012, et cherche à faire comprendre au lecteur la nécessité de changer dès maintenant de modèle énergétique, autant d’un point de vue de l’utilisation que de la production. Pour atteindre ce but, les auteurs s’adressent directement à nous tous, le « grand public », en tentant de vulgariser le plus possible le sujet et les problématiques abordées. Ils s’appuient sur leurs savoirs, mais aussi sur les recherches et analyses de l’association Négawatt ainsi que sur de nombreux exemples de « germes de transition écologique » en France et dans le monde.

Contextualisation

Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi a été publié alors que la transition énergétique était déjà au cœur des débats en France. En effet, en 2012/2013, de nombreux projets de parcs éoliens étaient en cours de conception, comme les parcs au large du Tréport et entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier. Le monde restait encore marqué par l’accident de Fukushima, survenu le 11 mars 2011. La France souhaitait alors se placer comme l’un des leaders de la transition écologique en Europe, en formant en février 2013 avec l’Allemagne l’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables. L’heure était également à la démocratisation du débat, avec la création d’un comité citoyen, composé de 20 personnes non spécialistes de l’énergie, pour vérifier la lisibilité et l’accessibilité du débat auprès du grand public.

Le publication d’un ouvrage pour sensibiliser le grand public aux problématiques de la transition énergétique était donc parfaitement en accord avec la dynamique à l’oeuvre. Le livre a été largement diffusé. On peut le trouver facilement en librairie et il a également été distribué par le biais de l’association Négawatt ou lors de conférences. Au cours de l’année 2013, 3000 exemplaires ont été vendus, ce qui est un chiffre tout à fait honorable pour l’association (le précédent ouvrage s’est vendu à  4500 exemplaires sur 2012 et 2013). Il s’est inscrit en tant que manifeste référence sur la transition énergétique (on en parle par exemple dans les cours de développement durable à l’Ecole d’Architecture de Nantes).

Résumé de l’ouvrage

Comme l’indique le titre – Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi – cette publication est un véritable manifeste pour la transition écologique. Face à l’urgence de la situation, les auteurs se montrent très critiques envers ce qu’ils appellent la « politique de l’autruche », qui caractérise notre faculté à « s’enfouir la tête dans le sable » pour ne pas réagiren attendant que les politiques prennent de grandes décisions pour réformer notre modèle énergétique (politiques qui eux même pratiquent la politique de l’autruche en attendant une une grande découverte scientifique pour changer les choses). Thierry Salomon et Marc Jedliczka cherchent justement à nous montrer que la transition énergétique n’est pas une problématique qui nous échappe et qui se joue dans les grandes instances, mais qu’elle peut (et qu’elle doit) commencer à notre échelle. C’est pourquoi cet ouvrage s’adresse directement à nous tous, et pas seulement à un public d’initiés, pour nous faire comprendre que nous sommes  les premiers maillons de la transition énergétique et qu’il est indispensable que nous en prenions conscience.

Pour parvenir à nous convaincre de la nécessité d’une transition énergétique et de la manière dont nous devons la mettre en oeuvre, les auteurs déroulent leur réflexion en six parties, de manière claire et pédagogique.

La première partie, intitulée « Germes de transition », est un rapide tour de France des initiatives menées par des citoyens, des élus ou des entrepreneurs. On retrouve parmi les exemples, la création du Blablacar en 2004, qui a permis (à son échelle) de réduire une part importante des émissions de gaz à effet de serre ou les éco-pavillons bâtis dans les Vosges en matière végétale, permettant de diminuer l’énergie grise liée à leur construction.  Cette liste d’initiatives, non exhaustive, vise à montrer au lecteur que de nombreuses actions autonomes ont déjà été menées par des citoyens convaincus et sont la promesse d’un avenir ouvert.

Après cette introduction, les auteurs se livrent dans une deuxième partie, « Energies en crise », à une sévère critique de la production énergétique actuelle. Depuis l’utilisation de matières fossiles comme le pétrole ou le charbon dont la combustion rejette du CO2 dans l’atmosphère, à l’énergie nucléaire où le vieillissement des centrales laisse planer en permanence un risque d’incident à l’échelle mondiale (comme nous l’ont rappelé les catastrophes de Fukushima et Tchernobyl), tout notre modèle de production est déconstruit et remis en cause. L’idée est de montrer que nos méthodes de production d’énergies sont non seulement surannées (épuisement des ressources), mais sont également extrêmement dangereuses et qu’il est donc nécessaire d’envisager dès maintenant d’en changer.

Les auteurs proposent alors comme alternative les énergies renouvelables. Mais cette transition doit s’effectuer dans un cadre qu’ils appellent la « trilogie du bon sens » et dont ils développent le principe dans la troisième partie de l’ouvrage. Elle repose sur trois points : la sobriété, l’efficacité, le renouvelable. La sobriété caractérise une réflexion sur nos usages, sur nos besoins énergétiques. Sont-ils vraiment utiles ? En observant que 60% de la production est gaspillée (appareils en veille, vitrines éclairées la nuit, …), l’économie potentielle de toute cette énergie est perçue en elle-même comme une ressource, un négawatt (watt négatif). La sobriété renvoie donc à l’intelligence de l’usage. L’efficacité s’interroge elle sur la performance de nos appareils. Jusqu’à récemment, l’énergie était abondante et peu coûteuse, on ne s’en préoccupait pas tellement. Maintenant, la performance devient une question majeure. Les auteurs nous présentent notamment toutes les réflexions sur la cogénération, qui permet d’obtenir des rendements très élevés (par exemple en réutilisant l’air chaud éjecté par les centrales thermiques pour faire du gaz urbain). Sobriété et efficacité apparaissent donc comme étant liés. En effet, un appareil très performant mais dont l’usage n’est pas adapté pourra être gaspilleur d’énergies. Enfin, après avoir mené cette réflexion sur notre utilisation de l’énergie, l’ouvrage nous propose les renouvelables comme alternative à notre modèle actuel. Propres, abondantes et inépuisables, celles-ci sont présentées comme le moyen de nous sortir définitivement de le crise énergétique à venir. Cependant, les auteurs nous apprennent que si nous disposons des moyens techniques pour exploiter les renouvelables, les lobbies du pétrole et du nucléaire sont trop importants à l’heure actuelle pour céder leur monopole.

La quatrième partie nous propose Un scénario pour la transition, basé sur le triptyque sobriété / efficacité / renouvelables. Ce scénario, s’étalant de 2011 jusqu’à 2050 prévoit de profondes modifications dans le domaine de l’industrie, du bâtiment, des transports mais aussi dans notre vie quotidienne. Il apporterait cependant de nombreux bénéfices qui sont exposés dans la cinquième partie.

Les bénéfices de la transition selon le scénario Négawatt seraient tout d’abord la réduction de 65% de nos besoins en énergie primaire. 90% de l’énergie utilisée en France viendrait de ressources renouvelables, dont l’exploitation est sans danger. Le pays serait également indépendant énergétiquement (nous faisons actuellement réfulièrement importer du pétrole des Etats-Unis et du gaz de Russie), et l’économie verte générerait un cercle vertueux, avec la création de nombreux emplois. 

La conclusion intitulée « L’énergie de s’en sortir » se veut optimiste, malgré l’urgence de la situation. Les auteurs donnent une visée sociale à cette transition, avec l’opportunité de créer des chaînes d’actions où chacun aura à jouer.

Analyse critique

L’un des points forts de l’ouvrage est qu’il est très pédagogique. Quiconque souhaitant se défaire des idées reçues et saisir les enjeux de l’énergie et en décrypter la complexité y trouvera des réponses. La construction de la réflexion est claire est précise. Dans un premier temps, le modèle actuel est déconstruit et critiqué, mettant à jour tous les vices qu’il cache, autant du point de vue de la menace environnemental que du lobbying des grandes compagnies. Puis dans un second temps, une alternative vertueuse est proposée et mise en scène dans un scénario promettant le salut de tous. De quoi convertir tout l’auditoire !

Le livre regorge d’exemples, de chiffres, de retours d’expériences, pour nous montrer que les solutions avancées ne sont pas seulement des promesses ou des théories, mais qu’elles sont de véritables alternatives aux ressources fossiles et au nucléaire. Il tord également le cou aux idées reçues affirmant que la France ne jouit pas des mêmes potentialités que les pays nordiques pour l’exploitation des énergies renouvelables (qui disposent eux de la géothermie par exemple), en nous apprenant que l’ensoleillement, les vents, la biomasse abondante et les ressources hydroélectriques seraient largement suffisantes pour pallier l’absence du nucléaire qui produit aujourd’hui 76% de notre énergie.

Un autre point intéressant de l’ouvrage est qu’il présente la dimension sociale qui se cache derrière l’énergie et qui n’est pas assez mise en avant aujourd’hui. En effet, celle-ci est la cause de fractures dans la société (8 millions de personnes sont en précarité énergétique en France). On nous rappelle que la hausse du prix de l’énergie est un des facteurs de la crise des subprimes. Le livre évoque également – sans véritablement en parler – la possibilité de conflits à l’échelle internationale pour l’énergie.
La profusion des arguments et des exemples, et la rigueur de la démonstration nous amènent donc inévitablement à la conclusion évidente de la nécessité de la transition. Cependant, une prise de recul permet d’observer que les auteurs évitent soigneusement d’aborder certains points plus contraignants. En éludant les questions techniques liées à la transition, affirmant que le principal problème est le lobbying des grandes entreprises, les auteurs s’affranchissent en effet d’évoquer les problèmes techniques, comme par exemple le recyclage des panneaux solaires. Ceux-ci ont non seulement un rendement relativement peu élevé, mais leurs composants sont également très compliqués à recycler, ce qui pose des questions si nous en développions l’usage. Il en va de même pour les batteries des voitures électriques, qui seraient une alternative au moteur à combustion. En voulant privilégier les énergies de flux (renouvelables) aux énergies de stock (fossiles), les auteurs posent inévitablement la question de la gestion de ces flux, puisque stocker l’énergie est très difficile. Comment s’adapter aux sur-tensions, sous-tensions du réseau (saisons, nuit/jour, …) ? Quelques recherches complémentaires mettent à jour que leur solution de convertir les pointes électriques en hydrogène puis en gaz naturel est très compliquée car aucun industriel n’installerait des électrolyseurs pour fonctionner 10% du temps, le bilan énergétique serait trop défavorable.
D’autre part, beaucoup de propositions du scénario Négawatt supposent des changements importants dans notre mode de vie, changements que nous ne sommes pas tous prêts à faire, comme par exemple renoncer en partie à la nourriture d’origine animale.

A mon sens, le livre prête plus à ouvrir un débat qu’à dicter une conduite. Le scénario proposé n’est pas là pour nous donner un programme mais pour initier une voie. Il ne s’agit pas d’un ouvrage technique, mais d’un manifeste qui amène avant tout à une prise de conscience. Si les solutions avancées peuvent prêter à discussion, la critique du modèle actuel n’en est pas moins édifiante et invite à s’interroger dès maintenant sur l’énergie de demain.

Perspectives d’avenir

Étudiant en double cursus architecte-ingénieur, j’aborde cette partie prospective avec ma double culture, orienté sur les questions de la ville et du bâtiment. La réflexion menée dans cet enseignement et les questions posées par l’ouvrage étudié s’inscrivent au cœur de ma future pratique professionnelle. Selon moi, l’avenir de la construction des villes réside dans le croisement des compétences et des savoirs. C’est pourquoi je me suis engagé dans ce double-diplôme. Avoir un profil à la croisée de ces deux professions me semble très intéressant.

Dans le passé, beaucoup d’erreurs ont été commises d’un point de vue énergétique dans le domaine de la construction. La folie constructive des années 60 est un excellent exemple des « liaisons dangereuses » que nous entretenons avec l’énergie dans le secteur du bâtiment. En pleine croissance, nous avons bâti à outrance des logements sans nous soucier de leur performance, persuadés que l’énergie resterait bon marché. Aujourd’hui, ces logements sont toujours habités et sont de véritables « passoires énergétiques », qu’il conviendrait de réhabiliter. La question de la durabilité du bâtiment, particulièrement d’un point de vue énergétique, la façon dont il traversera les années, de la façon, dont il s’inscrit dans un environnement en mutation. Un édifice construit aujourd’hui sera- t-il toujours aussi performant dans une décennie ? Dans deux décennies ? Dans cinq décennies ?
A l’aube d’une révolution énergétique mondiale, nous ne pouvons plus bâtir nos villes sans nous poser ces questions. Le secteur du bâtiment est un enjeu très important pour le développement durable et l’économie d’énergie. C’est une des cibles clé de la transition. Et c’est aux concepteurs, entourés d’experts, de chercheurs et de techniciens, de trouver les solutions pour atteindre les objectifs fixés pour réduire l’impact de la construction et de l’utilisation des bâtiments sur le climat, et en puisant dans nos ressources de manière durable afin de ne pas les épuiser ; tout en nous servant de celles qui sont elles, inépuisables ! L’architecte et l’ingénieur d’aujourd’hui se doivent d’intégrer cette notion de durabilité, pour répondre aux besoins des générations du présent, certes, mais sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Cependant, malgré tous les efforts de la profession pour prendre en compte les objectifs de développement durable, que pouvons nous faire, si une grande partie des habitations construites échappent à notre expertise ? En effet, trop de lotissements sont construits par des maîtres d’œuvre qui produisent des pavillons à la chaîne sans le regard d’un architecte (ou d’un ingénieur). Dans les années à venir, il faudrait que chaque édifice construit bénéficie du regard d’un spécialiste. Ou au moins que les constructeurs les consultent régulièrement afin d’engager un dialogue sur le développement durable dans toutes les échelles de la construction, et qu’aucun bâtiment, aussi petit soit-il, ne puisse échapper au regard d’un expert.
L’architecte-ingénieur de demain, porteur du développement durable dans la construction, doit aussi trouver sa place dans les assemblées décisionnaires. Notamment dans les municipalités, auprès des élus, pour accompagner la création des projets depuis le commencement. Trop de quartiers pavillonnaires se développent aujourd’hui de manière totalement irréfléchie jusque dans les campagnes. Ce n’est donc pas seulement dans l’aspect technique de la construction mais aussi à travers le dialogue qu’il faut porter le message du développement durable pour l’inscrire au cœur des préoccupations de la ville de demain.

A l’aube de la transition énergétique, alors que nous remettons en question tout notre modèle énergétique, l’architecte-ingénieur de demain devra donc être à la pointe de toutes les avancées dans ce domaine, pour pouvoir les intégrer dans le projet, de la conception à la réalisation. La pratique de demain sera donc en constante évolution, à l’image de notre monde aujourd’hui. Elle devra remettre en cause les pratiques de construction, dévoreuses en énergies et en paysages et coûteuses en maintenance. C’est un grand défi à relever. Et ce sera à nous, concepteurs, entourés d’experts, de trouver de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux, de nouveaux assemblages, pour atteindre nos objectifs, et créer un monde durable. La ville de demain reste à inventer …

Mots clés

Cogénération
Production simultanée de chaleur et d’électricité pour répondre à des besoins, ce qui permet d’améliorer nettement le rendement de combustion en valorisant mieux l’énergie dégagée, en passant de 35% à 60%, et jusqu’à 80%.
(SALOMON Thierry, JEDLICZKA Marc, Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi, 2013, Actes Sud, p.85)

Énergie primaire
Énergie contenue dans les ressources énergétiques telles qu’on les trouve à l’état brut dans la nature (pétrole, gaz, charbon, uranium, vent, soleil, biomasse, etc.)
(SALOMON Thierry, JEDLICZKA Marc, Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi, 2013, Actes Sud, p.86)

Énergie finale
Énergie consommée par l’utilisateur final. En pratique, c’est l’énergie mesurée par le compteur d’électricité, de gaz ou par la pompe à essence de la station-service. Elle est égale à l’énergie primaire moins les pertes de transformation, d’acheminement et de distribution.
(SALOMON Thierry, JEDLICZKA Marc, Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi, 2013, Actes Sud, p.86)

Négawatt
Mot inventé par l’expert américain des stratégies énergétiques Amory Lovins, fondateur du Rocky Mountain Institute, pour désigner de manière globale l’énergie non consommée par des actions de sobriété ou d’efficacité.
(SALOMON Thierry, JEDLICZKA Marc, Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi, 2013, Actes Sud, p.87)

Efficacité (énergétique)
De manière générale, l’efficacité énergétique ou efficience énergétique désigne l’état de fonctionnement d’un système pour lequel la consommation d’énergie est minimisée pour un service rendu identique. C’est un cas particulier de la notion d’efficience.
(Wikipédia : efficacité énergétique ;https://fr.wikipedia.org/wiki/Efficacit%C3%A9nerg%C3%A9tique_(%conomie)

Sobriété (énergétique)
La sobriété énergétique est une démarche de maîtrise de l’énergie qui vise à réduire la consommation d’énergie en agissant sur les comportements des utilisateurs de l’énergie.
(Dictionnaire en ligne SansAgent ; http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/Sobri%C3%A9t%C3%A9%20%C3%A9nerg%C3%A9tique/fr-fr/)

Énergies renouvelables
Les énergies renouvelables sont des énergies inépuisables. Elles sont issues des éléments naturels : le soleil, le vent, les chutes d’eau, les marées, la chaleur de la Terre, la croissance des végétaux… On qualifie les énergies renouvelables d’énergies “flux” par opposition aux énergies “stock”, elles-mêmes constituées de gisements limités de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz, uranium). Contrairement à celle des énergies fossiles, l’exploitation des énergies renouvelables n’engendre pas ou peu de déchets et d’émissions polluantes.
(Lexique site edfenr : https://www.edfenr.com/lexique/energies-renouvelables/)

Références associées

SALOMON Thierry, Manifeste Négawatt : Réussir la transition énergétique, 2012, Actes Sud, 148p.

LAROCHELLE Jean-Jacques, COP21 : l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction voit le jour, Le Monde [en ligne], disponible sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/12/04/cop21-l-alliance-mondiale-pour-les-batiments-et-la-construction-voit-le-jour_4824089_3244.html

RABHI Pierre, Vers la sobriété heureuse, 2010, Actes Sud, 144p.

Sea change transmission, Cape Farewell, 2010-2012

Par Hans Fritsch, le 14 avril 2018

 

 

 

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