Concepts

Approche intégrée : Le développement intégré est une approche particulière de l’aide au développement qui consiste à intégrer toutes les causes d’un problème dans une réponse complète. Cette approche holistique de l’aide au développement consiste alors à conjuguer plusieurs programmes d’appui et non pas seulement à apporter une réponse sectorielle à un problème de sous-développement.

Approche multicritère :  Dans un monde où la densité de population n’autorise plus le moindre gaspillage des ressources naturelles, un projet de gestion environnementale n’incluant que des considérations relatives à un seul aspect du problème (la fonction économique), est de plus en plus dénué d’intérêt. Ainsi, les techniques d’optimisation ou de recherche opérationnelle, bien que toujours utiles dans certains domaines, doivent faire place à d’autres méthodes, intégrant ce qui n’a pas de prix ni même de cours financier. Les méthodes d’analyse multicritère ou, plus exactement, les méthodes d’aide multicritère à la décision sont des techniques assez récentes et en plein développement. Par leur manière d’intégrer tout type de critères, ces procédures semblent mieux permettre de se diriger vers un judicieux compromis plutôt qu’un optimum souvent désuet. (Introduction aux méthodes multicritères d’aide à la décision, S. Ben Mena)

Approche sectorielle : Approche qui consiste à délimiter un secteur d’activité et à analyser ses stratégies, performances, concurrents, etc. L’une des principales critiques  des politiques environnementales actuelles consiste à,dire qu’elles ne régulent qu’un nombre limité d’usages des ressources et ne sont donc que très faiblement coordonnées avec les autres politiques publiques d’exploitation (par exemple, transport, agriculture, urbanisme, énergie, développement industriel, etc.) de ces mêmes ressources : c’est une gestion trop sectorielle.

Approche systémique : L’approche systémique parfois nommée analyse systémique est un champ interdisciplinaire relatif à l’étude d’objets dans leur complexité. Pour tenter d’appréhender cet objet d’étude dans son environnement, dans son fonctionnement, dans ses mécanismes, dans ce qui n’apparaît pas en faisant la somme de ses parties, cette démarche vise par exemple à identifier :

  • la « finalité » du système (téléologie),
  • les niveaux d’organisation,
  • les états stables possibles,
  • les échanges entre les parties,
  • les facteurs d’équilibre et de déséquilibre
  • les boucles logiques et leur dynamique, etc.

Déni de réalité : Attitude consistant à refuser de voir les choses telles qu’elles sont réellement. Cela peut avoir une raison d’ordre idéologique (une réalité qui va à l’encontre de ses propres opinions) ou d’ordre philosophique. En terme de transition écologique, le déni de réalité peut par exemple se manifester par le refus de croire les manifestations du réchauffement climatique (attitude climato-sceptique).

Dépendance au sentier : La dépendance au sentierdépendance au chemin empruntésentier de dépendancepath dependence en anglais, est une théorie expliquant comment un ensemble de décisions passées peut influer sur les décisions futures. Ce principe est repris dans différents domaines des sciences sociales, de l’économie à l’étude des technologies en passant par l’institutionnalisme historique en relations internationales. C’est ce qu’on appelle classiquement le poids de l’habitude. Par exemple, une nouvelle mesure favorable à la transition écologique,  comme une évolution technologique, peut se trouver rejetée car non adaptée aux habitudes de la population, ce qui suppose une mise en place coûteuse en terme de logistique et nécessitant l’information/la sensibilisation des personnes. Et c’est le cas même si cette mesure serait rentable à long terme.

Dystopie : Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. L’auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque

Effet boomerang : En psychologie sociale, on parle d’effet boomerang quand une tentative de persuasion a l’effet inverse de celui attendu et renforce les attitudes de la cible plutôt que de les modifier.

Effet domino : L’effet domino est une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu’un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours d’une séquence linéaire.

Effets de bord : Effet indésirable d’un système ou non prévu par un modèle, dont la cause est liée aux bords ou limites du système ou du modèle. En écologie, on peut penser aux effets de bordure au niveau des écotones (interfaces entre deux milieux).

Memento mori : Citation Latine signifiant Souviens-toi que tu es mortel. On peut l’interpréter, dans le contexte de la transition écologique, comme un appel à l’humilité de l’être humain, et donc au respect de son environnement.

Réflexivité : La réflexivité est une démarche méthodologique en sociologie et en anthropologie consistant à appliquer les outils de l’analyse à son propre travail ou à sa propre réflexion et donc d’intégrer sa propre personne dans son sujet d’étude. Cette notion a en particulier été théorisée par David Bloor (en sociologie de la connaissance scientifique) ou encore par Pierre Bourdieu. Plus généralement, une démarche réflexive en science consiste en une prise de conscience et en un examen approfondi de sa propre démarche scientifique. Le chercheur doit réaliser qu’il s’inscrit lui-même dans des traditions culturelles, dans des cadres sociaux,… Il s’agit de sortir des “mécanismes d’explications” qui donnent l’illusion de comprendre son objet d’analyse de façon transparente.

Résilience :  . Lui-même issu d’un participe du verbe latin resilire (« rebondir »), fait sur re- et salire (« monter »). Pour un système, il s’agit de la capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant. En particulier, en écologie, on peut parler de la capacité d’un écosystème, d’une population ou d’une espèce à persister ou à maintenir son fonctionnement face à une perturbation exogène.

Savoirs d’usages : Connaissances qu’un individu ou un collectif a de son environnement direct, fondées sur l’expérience et la proximité.

Serendipité : La sérendipité est le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue à la suite d’un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet.

Slow citiesL’initiative « Slow city » est née en 1999 au nord de l’Italie lorsque les habitants d’une petite bourgade viennent à refuser l’installation d’un McDo. Au nom de la qualité de vie. Prenant appui et exemple sur le « slow food » qui la précède d’une dizaine d’années, l’idée devient concept d’administration de la cité.
Le mouvement touche l’Europe entière, conquis (rapidement !) plus d’une vingtaine de ville qui s’engagent et se labellisent « Slow city » puis se structure en réseau international, administré aujourd’hui par Paolo Saturnini, maire de Grève.
Un manifeste « Slow city » voit le jour avec 70 recommandations et obligations. Voici les principales :

  • Mise en valeur du patrimoine urbain historique en évitant la construction de nouveaux bâtiments.
  • Réduction des consommations énergétiques.
  • Promotion des technologies écologiques.
  • Multiplication des espaces verts et des espaces de loisirs.
  • Propreté de la ville.
  • Priorité aux transports en communs et autres transports non polluants.
  • Diminution des déchets et développement de programmes de recyclage.
  • Multiplication des zones piétonnes.
  • Développement des commerces de proximité.
  • Développement d’infrastructures collectives et d’équipements adaptés aux handicapés et aux divers âges de la vie.
  • Développement d’une véritable démocratie participative.
  • Préservation et développement des coutumes locales et produits régionaux.
  • Exclusion des OGM

Territoires (villes) en transition : Le réseau des villes en transition est un mouvement social qui rassemble des groupes animant dans leur commune une initiative de transition, c’est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique.

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